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Date de création : 15.08.2010
Dernière mise à jour : 19.12.2018
81 articles


STAGE D'HIVER 2018 à OZOIR (77)/// LE HAKAMA, TENUE NOBLE

Publié le 05/03/2018 à 23:05 par aikidotenjinkai

IMG_20180302_205205.jpg IMG_20180302_205245.jpg

Maître Sylvain en action:  Souplesse, précision et fluidité.

(Uké: Madame Linda.)

 

Clôture du Stage d'Hiver 2018

 

LE STAGE D'HIVER s'est terminé vendredi 2 mars, les quatre entraînements hebdomadaires d'une heure chacun (lundi, mardi, jeudi et vendredi de 20h à 21h) ayant pris la suite du Stage de trois jours mentionné dans notre dernier article.

 

L'effervescence s'en est allée avec nos Visiteurs, mais la motivation est demeurée: une douzaine de pratiquants se sont en effet retrouvés afin de poursuivre l'entraînement dans l'esprit du Stage si merveilleusement commencé.

 

Afin de varier les plaisirs, les quatre soirées furent chacune animée par un professeur différent: Pascal OLIVIER lundi, Vincent BRAJDIC mardi (Aïki-Jutsu et arts internes: intéressant travail respiratoire et de sensations), Philippe BRAJDIC jeudi (Aïkidô de l'École SUMIKIRI; verticalité dans le mouvement, prise de conscience du placement du corps dans l'espace); enfin, Sylvain H. vendredi (le plus ancien Élève du club avec 23 années de pratique continuelle et assidue, et par ailleurs instructeur dont l'enseignement est apprécié de tous).

 

Ce dernier, qui de par sa profession souhaite demeurer discret quant à la publication des images le concernant sur la Toile, ne pourra qu'apprécier le flou artistique produit par le téléphone de M. Sovanno YOU, qui a pris un certain nombre de clichés lors de ce dernier entraînement.

 

OR il se trouve que ce flou correspond particulièrement bien aux mouvements d'Aïkidô qui, par définition, sont... des mouvements, c'est-à-dire qu'un appareil par trop performant en vient à figer l'instant sur l'image, cependant que l'application technique induit une notion de mouvement susceptible de n'être rendue que par le flou d'un appareil moins perfectionné. Ici s'illustre un principe bien connu: la perfection réside dans l'imperfection.

 

Maître Sylvain nous a enchantés par la netteté de ses applications, le corps toujours droit, détendu, souriant, et la rondeur du mouvement telle qu'elle apparaît sur les deux photos publiées en début d'article.

 

Le premier cliché  montre une amorce d'attaque en Yokomen Uchi (frappe latérale); voyez comme Shité (l'Appliquant) s'est déjà inséré dans la circularité de l'attaque,  pour en prendre le centre et l'annihiler.

 

La seconde photo  montre la phase finale du mouvement: les mains placées vers le haut indiquent bien que le partenaire n'a pas été orienté vers le sol, mais vers l'espace (ou vers l'horizon), cet aspect déterminant (une technique dirigée vers le sol a pour vocation inéluctable de "mourir") produisant un effet de souplesse et si l'on peut dire d' Infinité , chose nécessaire si l'on tient compte du Zanshin ou perpétuation du mouvement dans l'espace et dans le temps.

 

Madame Linda, qui apparaît en qualité de Uké sur ces deux photos, s'est vu décerner le Hakama à l'issue du Stage, tout comme Madame Anne-Claire dont il était fait mention dans l'article précédent.

 

Ces deux Pratiquantes assidues ont à leur actif un peu plus d'un an d'entraînement; l'un de nos visiteurs allemands mentionnait dans un courriel reçu ce jour "les derniers mouvements réalisés avec Mme. Anne-Claire en fin de stage, qui permirent à mes 13 années de pratique de recevoir une leçon d'humilité au vu du très riche ressenti, en passant entre les mains de cette Dame qui, à ses dires, n'a qu'un an et demi d'exercice..."

 

 

Place du Hakama dans la Pratique

 

Le Hakama est l'un des attributs vestimentaires des Arts traditionnels du Japon. On en retrouve le port dans la plupart des Arts Martiaux (Kyûdô, Kendô, Iaï l'intégrent dès l'abord), ainsi que dans le théâtre, la musique de scène, et les événements de la vie (mariage etc.). Il faut bien comprendre que cette tenue très noble d'aspect doit se porter comme telle, c'est-à-dire élégamment autant que faire se peut, car sa vocation est précisément de souligner la  noblesse  d'une attitude ou d'un port de tête.

 

 

D'une manière générale, on reste, en Aïkidô, dans des tons neutres, noir ou bleu foncé. Jusqu'au milieu des années 70, le  Hakama blanc  était décerné aux pratiquants titulaires du 3ème Kyû: la blancheur était ici synonyme non de pureté, mais de noviciat. Le Hakama noir était acquis en même temps que la Ceinture Noire. Correspondant à  "l'Oeuvre au Noir"  des Alchimistes, la  Ceinture Noire  et le Hakama de même couleur ne représentent nullement un aboutissement, mais tout au contraire un  Commencement.

 

 

Au Japon où l'on est friand de métaphores, le noviciat constitue les cinq premières années de pratique, à raison de trois entraînements par semaine. On dit que ces années sont consacrées à  l'approche du Temple,  généralement constituée d'un interminable escalier de pierre au haut duquel on a, enfin, en sus d'une sensation d'essoufflement, une vue sur la cour du sanctuaire: cela signifie que  les choses sérieuses vont pouvoir commencer.

 


Se contentera-t-on de rebrousser chemin, satisfait d'avoir aperçu de loin le bâtiment pour la visite duquel on a gravi toutes ces marches? Beaucoup de pratiquants, au Japon comme ailleurs mais paradoxalement peut-être au Japon surtout, estiment avoir fait le tour de la pratique par le simple fait d'avoir ceint un bout de tissu noir autour de leurs hanches. Rassurons-nous en constatant que, sur une période de dix années par exemple, le pourcentage de pratiquants ayant continué l'entraînement au-delà des quatre ou cinq ans nécessaires à l'obtention du premier  Dan  est deux fois supérieur dans les pays européens, par rapport au Japon où les passions s'essoufflent généralement assez vite. Les visites de Dôjôs au Japon année après année sont l'occasion de s'en rendre compte, même si bien entendu certains pratiquants, assidus plutôt que passionnés, perdurent sur les décennies.

 

 

L'obtention de la Ceinture Noire signifie que, ayant enfin acquis quelques bases, on va pouvoir entrer dans le vif du sujet et pénétrer au coeur de la pratique. Mais la  couleur  de la ceinture a au fond peu d'importance. Il en va de même pour le Hakama.

 

 

Il n'y a à vrai dire aucune norme en la matière. On pourrait presque dire que la couleur du Hakama est laissée au goût du pratiquant. On est surpris en visitant une boutique spécialisée en articles de Budô au Japon, de voir la diversité des coloris, certains très osés: à rayures, beige, jaune, marron toison d'ours, gris éléphant, bleu pétrole, vert clair de lune, blanc... Les Hakamas "authentiques", c'est-à-dire ceux qui précédèrent la fabrication industrielle de textiles aux couleurs chimiques, étaient en coton bleu nuit. Le polyester, matière moins noble, moins agréable à porter mais ô combien plus aisée à entretenir, a détrôné le Hakama en coton et imposé la couleur noire au début des années 70. Il convient de préciser que la couleur du Hakama n'est jamais la marque d'un grade ou d'un niveau.

 

 

Dans le cas de l'Aïkidô, libre choix est laissé aux professeurs de fixer le moment où le Hakama sera porté par l'élève. Revêtir le Hakama dès l'abord n'est pas en soi un "cadeau" fait au pratiquant; il peut en revanche en être un pour le club qui souvent (surtout au Japon) encaisse une commission pour chaque vêtement vendu, ce qui constitue une source non négligeable de profit. Et l'on sait qu' il n'y a pas de petit profit,  précepte bien connu des profiteurs. Cela dit, est-il judicieux d'inciter un pratiquant tout débutant à investir dans une tenue complète au surplus coûteuse, dès sa première séance? Soyons sérieux.

 

 

Le cas de l'Aïkidô est donc assez particulier: le Hakama ayant tendance à s'ouvrir et à souligner la circularité d'un mouvement, il ne s'impose vraiment que lorsque les applications techniques ont cessé d'être hachées.

 

 

Le geste ayant atteint une certaine fluidité, le Hakama s'impose alors pour permettre à l'Adepte de  ressentir,  par le fait que la ceinture du Hakama contribue à le comprimer légèrement,  le placement de son centre  dans l'action; ensuite, une technique mal appliquée verra le Hakama retomber droit, alors qu'un mouvement correctement effectué, c'est-à-dire plein de vie, verra le Hakama virevolter élégamment. L'élégance n'est pas à rechercher; elle doit fuser naturellement de l'esthétique d'un geste. En revanche, la rechercher mènerait à travailler la plastique du mouvement, en en retirant la spontanéité.

 

 

La plupart des Dôjôs font, de nos jours encore, correspondre le port du Hakama avec l'obtention de la  Ceinture Noire (Premier Dan);  beaucoup cependant admettent et recommandent son port dès le  Premier Kyû,  sorte d'examen blanc au Premier Dan.

 

 

Notre Cercle Aïkidoïste d'Ozoir a pour principe de favoriser la progression des Pratiquants en leur remettant assez tôt le Hakama, c'est-à-dire dès que les mouvements ont acquis suffisamment d'aisance et de naturel pour justifier le port, ô combien valorisant, de cette élégante jupe-pantalon.

 

 

Bravo à nos deux nouvelles récipiendaires  de cette belle distinction, dans un Art où les jalons existent si peu, et c'est fort bien ainsi: la course aux "grades" a pour effet de dénaturer gravement la pratique, tout comme le ridicule usage des ceintures de couleur, imaginées dans les années 50 en France, par le Maitre japonais KAWAISHI pour motiver les enfants que leurs parents inscrivaient au Jûdô. Les adultes seraient-ils de grands enfants?

 

 

AFIN DE CLÔTURER le chapitre de ce Stage d'Hiver, laissons la plume à une jeune Pratiquante, française résidant à Munich, Madame Leïla: elle résume en un paragraphe le ressenti des Participants à cette belle rencontre.

 

"Arrivée à 14h00 à la gare de l´est, je rejoins mes collègues de stage à la gare du nord, où nous serons récupérés en voiture par Pascal.

Après un petit détour à l´aéroport d'Orly pour récupérer le dernier d´entre nous,

c´est parti pour 3 jours d´Aïkido, mais pas que...

 

Dès notre arrivée au Dojo, nous allons nous changer et commençons

l´entraînement. Nous sentons une bonne humeur ambiante, et une grande dose de motivation chez tous les participants. Cela fait plaisir à voir.

 

Tout le long du stage, il sera très important de bien écouter son corps, ne jamais le forcer ; plus que la technique, seront importants la fluidité du mouvement, son amplitude et sa circularité. Bien-sûr, nous ferons tout de même attention à appliquer la technique montrée et à l´appliquer de la manière la plus juste possible.

 

À ce stage sont venues des personnes de tous horizons. Cela est toujours aussi intéressant de pouvoir s´entraîner avec de nouvelles personnes, de pouvoir échanger des avis, nos habitudes, nos apprentissages, notre façon d´appréhender l´Aïkido.

 

Lors de ce week-end, nous avons eu la chance d´être accueillis à trois reprises chez des participants, également élèves de Pascal au quotidien. Ils nous avaient préparé de délicieux repas, que nous avons eu la chance de pouvoir déguster tous ensemble dans la bonne humeur. Cela nous a donné l´occasion d´apprendre à mieux nous connaître, autrement que pendant l´entraînement.

 

Nous avons également eu droit à une visite guidée, privée, de la chocolaterie« La Ferme au Chocolat »pendant laquelle nous avons eu droit à une dégustation. Si nous avions pu, nous aurions tout mangé...mais il fallait se réserver pour la suite."